Qu’est ce que la « contrainte climat »
Le changement climatique entraîne différents aléas (canicules, inondations, sécheresses, submersions, feux…) qui menacent les populations, les écosystèmes, les bâtiments, les infrastructures et les activités économiques.
Les risques varient selon les territoires : littoraux (montée des eaux, érosion), montagnes (baisse de l’enneigement, éboulements), villes (chaleur, inondations), agriculture (sécheresses) et forêts (dépérissement, incendies).

Les populations sont particulièrement exposées. Les bâtiments et infrastructures peuvent être endommagés, perturbant les services et les déplacements. L’économie, notamment l’agriculture, peut subir des pertes de rendement et des problèmes liés à l’eau ou aux aléas extrêmes (tempêtes, inondations…).
Qu’est-ce que l’adaptation ?
L’adaptation au changement climatique consiste à prendre en compte les conséquences du changement climatique et à faire évoluer notre société, notre économie et nos modes de vie en fonction de celui-ci.
Elle ne permet pas de supprimer le changement climatique, mais elle permet de minimiser ses conséquences sur nos vies, et de contribuer à une forme de continuité dans la réponse à nos besoins essentiels : manger, boire, dormir, se dépenser physiquement, passer du temps avec ses proches, etc.
Les stratégies d’adaptation sont multiples :
- Renforcer : chercher à maintenir tel quel en améliorant la robustesse face au climat.
Ex : augmenter la taille d’une digue protégeant une ville en bord de mer. - Transformer : changer de pratique pour moins subir les effets du changement climatique.
Ex : remplacer une digue artificielle par une reconstitution de digues sableuses de bord de mer, avec leurs écosystèmes permettant le maintien du sable. - Renoncer : accepter qu’il n’est pas toujours possible d’adapter un enjeu ou une pratique, en renonçant à le maintenir.
Ex : supprimer un camping en bord de mer situé dans une zone inondable. - Déplacer : maintenir un usage tout en s’éloignant du péril (géographiquement ou temporellement).
Ex : détruire un quartier en bord de mer, et proposer une solution alternative pour se loger à l’intérieur des terres à ces habitants.
Faut-il cesser la décarbonation ?
Accepter que le climat a changé et minimiser ses conséquences sur nos vies n’implique pas d’abandonner la lutte pour réduire le changement climatique à moyenne échéance.
Au contraire, chaque dixième de degré de réchauffement supplémentaire multiplie les besoins d’adaptation qui seront nécessaires plus tard. D’autant plus qu’au-delà d’un certain stade de réchauffement, l’adaptation n’est plus possibles pour certains écosystèmes et êtres vivants.
Par ailleurs, de nombreuses mesures d’adaptation sont compatibles voire bénéfique d’un point de vue de la décarbonation. Construire des villes sans voiture, avec des cheminements piétons et cyclistes arborés et parsemés d’ombrières est par exemple la meilleure manière de réduire la température en ville.
Parfois, les solutions de décarbonation peuvent aussi être percutées par le changement climatique. Il faut pouvoir le prendre en compte pour garantir la robustesse des services dans un monde décarboné. Par exemple, les trains sont particulièrement vulnérables pendant les périodes de fortes chaleurs, notamment l’été. Miser sur un report vers le train pour les départs en vacances doit être fait en conscience de cette limite et en prévoyant des solutions lors des défaillances.
Pour approfondir les enjeux liés à l’adaptation de nos sociétés, se référer à la section dédié à la prospective sur ce sujet :
